MAISON DES ÉCRITURES ET DES ÉCRITURES TRANSMÉDIAS

(M.E.E.T.) - HYPOLIPO

22 MAI AU 05 JUIN ////// /////////////////// PENDA DIOUF

LES RENCONTRES : HYPO-APÉRO LECTURE

 

le 23 mai 19H30 / 

Maison des Comtes, Orcet.

 

le 24 mai à 19H /

Épicentre Factory, Clermont-Ferrand. 

 

le 29 mai 18H30/

Médiathèque de Cunlhat Réseau des médiathèques Ambert-Livradois-Forez

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PENDA DIOUF

 

Penda Diouf est titulaire d'un master 2 en arts du spectacle. Elle écrit sa première pièce Poussière à l’âge de 19 ans, sans jamais être allée au théâtre. Elle obtient une bourse d’encouragements du CNT. Deux lectures sont ensuite organisées au Tarmac puis au théâtre de la Huchette. La pièce est ensuite sélectionnée par le bureau des lecteurs de la Comédie française. Sa deuxième pièce, traitant de la vidéosurveillance, Souriez, vous êtes filmés reçoit une bourse de la SACD fondation Beaumarchais en 2008.

 

Le symbole est commandé par la compagnie La fédération et mis en scène par Philippe Delaigue. La pièce a été jouée au festival Francophonies en Limousin. Penda Diouf participe au projet Scènes appartagées et en co-anime le comité de lecture jeune public avec Luc Tartar. Depuis 2015, Penda Diouf co-organise avec Anthony Thibault le festival Jeunes textes en liberté qui tente de valoriser l'écriture contemporaine. En 2017, elle écrit un court texte pour la SACD Pistes mis en scène par Catherine Schaub qu'elle interprète à Paris, Avignon et en Guinée. Elle anime des ateliers d’écriture.

 

Elle est également directrice d’une médiathèque à Saint-Denis.

ATELIER

ATELIER AVEC PENDA DIOUF

OUVERT À TOUTES ET TOUS

LES 26 ET 27 MAI

14H-18H, maison Couthon, Orcet.

EXTRAIT DU TEXTE "PISTES" :

 

Qui peut me dire quand ce voyage a commencé ? Est-ce la première fois où j’ai envisagé de partir là-bas ? 
Petite fille de 14 ans fan d’athlétisme, qu’on aime comparer à Marie José Pérec, à une gazelle, une antilope et autres termes apparemment élogieux pour parler de mes jambes fines, voire maigres, que mon instructeur de l’époque, Mr. P. , 77 ans, se fera un devoir de gonfler, de galber, de muscler. 


A moi les montées de marche au fort carré avec des sacs sur le dos sous le soleil âpre de la côte. A moi les flexions-extensions sur la piste à ciel ouvert azuré du stade d’Antibes. A moi les footings sur la plage de galets en direction de Nice, avec les vagues comme seules accompagnatrices, discrètes observatrices de mes foulées malhabiles, de mes rêves informulés. 

Lausanne, Oslo, Atlanta, Tokyo, Zürich, Stuttgart, Athènes… Je ne sais pas toujours bien situer ces villes dans le monde, mais je suis chaque été, avec passion, les grands meetings, les championnats du monde ou les jeux Olympiques d’athlétisme. 


Quel que soit l’horaire, impossible de ne pas suivre le 100 et 200m. Parce que ce sont les disciplines reines, dominées par des afro américains sûrs d’eux, musclés, gainés, moulés dans leur justaucorps saillant. Il en faut peu pour la gamine de 15 ans. 

Et puis il y a Frankie. Frankie Fredericks. Je ne me rappelle plus bien lorsque je l’ai vu dérouler ses foulées pour la première fois, passer le virage du 200, tenir tête aux américains, arriver 2ème. Etre sur le podium. Je ne me rappelle plus bien l’émotion de voir ce drapeau africain inconnu,  bleu, vert et rouge avec ce soleil incandescent comme celui brulant au-dessus du désert du Namib, escorté par les drapeaux américains, comme mis sous tutelle par les pays du Nord. Le drapeau volait au vent, fierté d’une nation dont je n’avais jamais auparavant entendu le nom : la Namibie.

2019, propulsé par La Maison des Écritures et des Écritures Transmédias, HYPOLIPO. 

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