MAISON DES ÉCRITURES ET DES ÉCRITURES TRANSMÉDIAS

(M.E.E.T.) - HYPOLIPO

1er AU 31 OCTOBRE ////////  PHILIPPE ROUSSEAU

                                                                Avec le Centre National du Livre 

LES RENCONTRES : HYPO-APÉRO LECTURE

 

le 2 octobre à 20H /

Épicentre Factory, Clermont-Ferrand. 

 

Samedi 6 octobre 14H-18H 
Atelier d'écriture (Complet)  

MÉDIATHÈQUE DE JAUDE, Clermont-Ferrand 
 

Dimanche 7 octobre 14H-18H, 
Atelier d'écriture  

LA MAISON COUTHON, Orcet,
 

MERCREDI 17 OCTOBRE, 18H30 
LECTURE RENCONTRE

MAISON DES COMTES, ORCET
 

MARDI 23 OCTOBRE
PRENDRE L'AIR DU TEMPS

ATELIER D'ÉCRITURE 15H-17H
LECTURE RENCONTRE 18H30

MÉDIATHÈQUE DE CUNLHAT

RÉSEAU DES MÉDIATHÈQUES AMBERT LIVRADOIS FOREZ. 

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PHILIPPE ROUSSEAU

 

Depuis 2003, auteur de théâtre, chansons, poésies, carnets de voyage. Citons Je me souviens mon père (2003, ed Elytis), Mes pas captent le vent (adapté de Passeport pour une Russie – ed Elytis 2011), Feintes attentes (2013) et Carnet de voyage en maison de retraite (2014 ed CLEM et ed numérique Raconter la Vie ). Animateur d’atelier d’écriture dans tous types de structures culturelles, éducatives, sociales,… Depuis, 2006, interprète au cinéma et au théâtre et performeur de ses propres textes : Mes pas captent le vent (2011) ou Feintes attentes au Canada, en France, en Tunisie. Depuis 1992, metteur en scène d’une quinzaine de spectacles avec des coproductions telles que le TNBA (Bordeaux), le CDN de Limoges, l’OARA, l’IDDAC, festival Novart ou TNT (Bordeaux). Depuis 1992, directeur artistique de la compagnie Les Taupes Secrètes Artistes Associés qui produit la majorité de ses mises en scène. Professionnel associé depuis 2005 à l’Université de Bordeaux-Montaigne : Enseignement, responsabilités de formations, de département, des Relations Internationales, activités de recherche (participation à des colloques internationaux).

ATELIER

ATELIER AVEC PHILIPPE ROUSSEAU

OUVERT À TOUTES ET TOUS

LES 6 ET 7 OCTOBRE

14H-18H, médiathèque de Jaude, Clermont-Ferrand.

EXTRAIT

Je suis riche de mes vols.

Le fou de rage fourrage dans mon antre. Il voit rouge. Et de rage, le ciel s’enrouge.

Il est entré dans ma chambre. Puis dans moi. En silence et sans voix

 

Je m’envole direction plafond.

Il rentre et sort, encore, encore.

Je lévite surfant le typhon.

Il vole mon corps, encore, encore.

 

Mourrais-je avant lui sans le dire ? Sans le lui dire ? Sans le dire à quiconque ?

Je fais fi de ma coque de maille,

Je le fais. Je le dis. Je parle à eux, à vous, à moi, à nous.

Je me moque de mes failles,

Fuck, le secret secrète du fiel.

Je le fais. Je dis. Je parle à eux, à vous, à moi, à nous.

Je m’envole à la crête du ciel :

Je parle. Parle. Parle.

Par le corps que j’habite,

Par la voix qui m’envoute,

Par le son que j’extirpe.

Par ce rythme et ce beat,

Par ces années de black-out

Par la vie qu’il m’usurpe.

 

Ecoute.

 

Les mots en morceaux mordent mon dedans.

Voilà, c’est fait. Je l’attendais. J’en avais peur.

Alors, c’est fait. Cela a eu lieu comme j’avais vu que cela allait l’être.

Le danger n’a pas peur de la peur.

Il l’a donc fait, cela a eu lieu au pied du lit et à la lettre.

Mon père a couché avec moi et je n’ai rien fait contre.

Mon père a couché avec moi comme je l’avais vu venir.

Mon père a couché avec moi, il était tout contre.

Tout était en place. Je l’ai su. Ce qui fait que c’était décidé.

Mon père a couché avec moi pour les siècles des siècles à venir.

Ce qui fait qu’il a fait ce qu’il voulait faire depuis belle lurette.

Il avait tout mis en place pour que je le sache et que je m’apprête.

Il a usé de ruses. Il a gagné. Forget, forget, forget, sinon, c’est l’heure de décéder.

 

Il est entré dans ma chambre, puis dans moi. En silence et sans voix.

 

Avec précaution, je sors de mon corps sans le lui dire, sans le dire.

Je glisse du (pro)fond à la surface par mes pores entrouverts.

Avec douceur, avec survie, avec ardeur,  avec envie

De fuir, d’enfouir ce malheur au profond de mes limbes.

J’erre. Je laisse le lit vide.

Mon corps est plus fort que le sien.

Le sien disparaît de la place.

De lumière, je le nimbe.

Mes pores se plombent.

Avec douceur, je sors de mon corps tout blanc sur le lit.

Je salue, j’y reviendrai. Plus tard, sur le tard,

Quand il sera debout.

Quand lui sera parti.

Je surplombe.

Je regarde, je prends ce temps et je palis.

Les pluies de plaies me ploient sous le plomb.

Je palis à sa venue dans cette tombe.

Dans mon corps, Il s’engouffre.

Il hume, Il vide, Il veut.

Dans mon bide, je sens souffre,

Fumée, acide et feu.

 

Le fou de rage fourrage dans mon antre, il voit rouge. Et de rage, le ciel s’enrouge.

Il est entré dans ma chambre, puis dans moi. En silence et sans voix.

 

Je m’envole direction plafond.

Il rentre et sort, encore, encore.

Je lévite surfant le typhon.

Il vole mon corps, encore, encore.

 

Je monte.

Que le souvenir mente enfoui sous d’autres odeurs.

Il me presse, Il aimante. Il est fou, j’en rigole de peur.

Je me shoote à l’oubli, gout menthe, sans zeste de citron.

He lies, he lies and I cry. Asshole.

Mes larmes amères noient la scène.

Leur déluge cache le tableau.

Mes larmes arment ma peine.

Je me brûle la tête au soleil.

Quand mon ventre est dans l’eau.

Je perds pied

Et lui il prend le sien. That’s all.

2019, propulsé par La Maison des Écritures et des Écritures Transmédias, HYPOLIPO. 

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