L'ÉCRITURE DU SON ? Penser la dramaturgie du son / 1

Biographie de l'intervenant : THIERRY BESCHE

 

Centre national de création musicale d’Albi de 1981 à 2015.

Compositeur électroacoustique, formateur.

 

 

Formation musicale initiale classique et audiovisuel (1961-1972).

Très tôt il s’implique dans un groupe de création collective, crée des groupes de théâtre et part en tournée avec la Cpie Avant-Quart où il découvre l’utilisation du son au théâtre (1971-1974).

 

Il prend la direction de la Maison des Jeunes et de la Culture d’Albi. Il y rassemble une équipe dans une dynamique résolument tournée vers la création artistique contemporaine. Il organise à ce titre de nombreux spectacles, expositions, rencontres, ateliers et créations (1975-1981).

C’est là qu’il fonde avec Roland Ossart un atelier de pratique amateur en musique électroacoustique (1977-1981) qui prend une telle importance qu’il démissionne de son poste de directeur pour s’y consacrer à plein temps.

 

Stagiaire de Pierre Henry, du GRM-INA et de l’Ircam-Conservatoire de Pantin il s’oriente vers la composition musicale électroacoustique (1977-1982).

 

Il se professionnalise dans la musique électroacoustique et s’engage dans le développement du GMEA, Groupe Musique électroacoustique d’Albi-Tarn qu’il dirige de 1981 à novembre 2015. 

Le GMEA reçoit le label de Centre national de création musicale en 2007 (Six Centres en France à cette période).

 

En tant que directeur, pendant plus de 30 ans, ses missions ont été de développer la recherche et la création, la production et la diffusion, la

formation et la sensibilisation des publics. Il a soutenu de nombreux compositeurs, musiciens, et a participé activement à la diffusion des pratiques musicales contemporaines.

Il a créé de nombreuses musiques et a expérimenté de nouvelles formes de diffusion et de relations au public : Musique des vignes, Géophonies, concert gustatif, etc.

 

Le lien entre recherche et création  a été un axe important de son action au GMEA ; dans la diversité des équipes, ingénieurs, développeurs, artistes qui l’ont traversé, de nombreuses applications et développements ont pu voir le jour :

 

- Lutheries électronique et numérique comme le Mélisson, synthétiseur à vocation pédagogique qui a été commercialisé (prototype en 1982) et qui a reçu le prix de l’innovation pédagogique en musique lors de Paris Cité 1991. Des milliers d’enfants, de jeunes, ont pu ainsi s’initier aux pratiques musicales dans une approche d’éveil musical qui plaçait la relation entre le faire et l’entendre au centre de l’apprentissage.

 

- Dispositifs d’écriture et de contrôle du son dans l’espace, recherche applicatives sur l’enregistrement multi-microphoniques pour la simulation de l’espace, nombreux dispositifs interactifs pour des installations, etc.

 

- Concept du « Concert prolongé » (2012) retenu deux fois par la mission des services culturels numériques innovants du Ministère de la culture.

 

- Pilotage de projets de recherche financé par l’ANR : plate forme Virage (2007-2010), OSSIA (Open Scenario System for Interactive Applications - 2013/2015). La méthodologie de ces projets s’appliquait à mettre en œuvre le lien recherche et création, expérimentation et application. Au sein des différents consortium, ces travaux ont participé au développement  d’un ensemble de connaissances et outils (logiciel i-score et Jamoma) autorisant le contrôle et l’écriture « temps souple » du son et de l’intermédia.

 

- Ces travaux ont alimenté de nouveaux contenus de formation en particulier sur les écritures du son au plateau et le transmédia. Il écrit des articles sur ces sujets qui sont publiés dans la revue « Friction ».

 

Il crée l’association « J’écoute sans répit » (2016) qui produit ses activités de créateur et de formateur.

 

Il fonde avec Edwige Armand sur la région Occitanie (Albi et Toulouse), l’association « Passerelle arts sciences technologies » qui rassemble de multiples partenaires. Il en est le coordinateur depuis mars 2016.

Passerelle s’inscrit dans le réseau national TRAS ( Transversale des Réseaux Arts Sciences). 

 

 

Contenu : 

 

Fort de toutes les connaissances acquises sur l’utilisation du son depuis l’arrivée de l’électricité jusqu’au technologies les plus récentes dans l’ensemble des champs d’expression, il n’est plus possible aujourd’hui de considérer le son comme un simple collage, une illustration ou un accompagnement. Le son est un être à lui seul, il permet une écriture à part entière qui nécessite pour s’y adonner, un apprentissage de l’écoute. Pour qui et quoi ?

 

Ce stage s’adresse aux metteurs en scène, aux comédiens, aux régisseurs, aux créateurs sonores, musiciens et à tous ceux qui s’intéressent ou se questionnent sur l’utilisation du son au théâtre. L’histoire de l’expérience du sonore, de la musique, tout autant que la considérable progression des dispositifs d’écriture et de contrôle du son dans un espace, ouvre le champ à une réelle prise de conscience de la nécessité de « penser » l’utilisation du son au théâtre comme une écriture à part entière.

 

Il n’est plus pensable aujourd’hui de considérer le son comme un simple collage, une illustration ou un accompagnement… Il s’agit de prendre conscience de l’ensemble des attitudes d’utilisation possible et de les inscrire dans une stimulante réflexion sur l’inter-médialité.

Jour 1 : Culture et partage de l’écoute/ Ecrire le son au théâtre.

Jour 2 : Expérimenter la mise en espace/ Ecouter/ Critiquer/ Pratiquer.

 

Programme :

L’Ecoute partagée : Une sensibilisation à l’Art d’écouter !

Prise de conscience des différentes attitudes d’écoute.

Acoustique/ Electrique & mono, stéréo, multiphonie.

Le son au théâtre, quel rôle ? Quelle utilisation et pour quel sens ?

Le couple micro/ haut-parleur : un outil d’écriture ?

L’espace du son et le son dans l’espace.

« Écrire » le son au plateau : L’espace du son et le son dans l’espace.

La bande son pour quel usage ? Gestes et interprétation.

Nombreux exemples sonores, écoutes et analyses, exemples d’utilisation du son au théâtre, expériences concrètes.

 

 

Public visé : ComédienNEs, metteurSEs en scène, danseurEUSEe, curieuxSES... ToutEs celles et ceux qui veulent (re)découvrir le son sur un plateau.

 

Lieu:  Maison Couthon - Orcet

Durée de la formation : 15h. 

 

Horaires : Samedi de 14h à 22h - dimanche de 10h à 17h. 

 

Tarifs : 111 euros

Arrhes : 45 euros

 

 

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